Samedi 16 février 2008
De la vanité
Montaigne
Mon classement : *(*) - Commentaire :
En écho à la sentence de l'Ecclésiaste, I, 2, "Vanitas, vanitatum et omnia vanitas", Michel Eyquem de Montaigne a donc rédigé
ce court récit, De la vanité, tiré de l'oeuvre de sa vie, Les Essais (Livre III). Un parler délectable que celui de cet auteur du XVIe siècle. Jugez-en par ce seul paragraphe
qui me parle à l'envi :
Extraits, tournures et expressions appréciés :
Car il semble que ce serait contre raison de poursuivre les menus inconvénients, quand les grands nous infestent.
[...] un personnage duquel j'ai la mémoire en recommandation singulière [...]
[...] je m'obstine à l'empirement [...]
[...] suivant le précepte de Xénophon, sinon suivant sa raison [...]
C'est pitié d'être en lieu où tout ce que vous voyez vous embesogne et vous concerne. Et me semble jouir plus gaiement les plaisirs d'une maison étrangère, et y apporter le goût plus naïf. Diogène répondit selon moi, à celui qui lui demanda qu'elle sorte de vin il trouvait le meilleur : "L'étranger", fit-il.
C'est chose de quoi je me veux mal [...]
Ceux qui, en m'oyant dire mon insuffisance [...]
Pour mon regard, je m'en dépars (éloigne) : partie par conscience [...] partie par poltronnerie.
Ô la vilaine et sotte étude d'étudier son argent, se plaire à le manier, peser et recompter ! C'est par là que l'avarice fait ses approches.
J'étais, ce crois-je [...]
Ces pertes, [...] sont pertes importantes [...]
[...] qui deçà, qui delà [...]
[...] le plus vieil et mieux connu mal est toujours plus supportable que le mal récent et inexpérimenté.
[...] et l'heur et le malheur.
[...] rien ne tombe là où tout tombe.
J'ajoute, mais je ne corrige pas.
[...] j'avais quelque devoir d'amitié [...]
Les princes me donnent prou (assez) s'ils ne m'ôtent rien, et me font assez de bien quand ils ne me font point de mal : c'est tout ce que j'en demande.
Il fait bien piteux et hasardeux dépendre d'un autre.
On jouit bien plus librement et plus gaiement des biens empruntés quand ce n'est pas une jouissance obligée et contrainte par le besoin, et qu'on a, et en sa volonté et en sa fortune, la force et les moyens de s'en passer.
[...] fit mettre en un cul de fosse les ambassadeurs [...]
[...] en quelque ou légère ou pesante occasion que ce soit.
[...] il a laissé aux ennemis autant à l'aimer qu'aux amis.
[...] comme disent aucuns jardiniers [...]
[...] l'appétit me vient en mangeant [...]
Aucuns se plaignent de quoi je me suis agréé à continuer cet exercice, marié et vieil.
[...] plus quiète et plus quitte.
L'amitié a les bras assez longs pour se tenir et se joindre d'un coin du monde à l'autre[...]
[...] la jointure entre le trop et le peu [...]
Je me contente d'une mort recueillie en soi, quiète et solitaire, toute mienne, convenable à ma vie retirée et privée.
[...] j'ai assez à faire à me consoler sans avoir à consoler autrui [...]
Il nous faut étendre la joie, mais retrancher autant qu'on peut la tristesse. Qui se fait plaindre sans raison est homme pour n'être pas plaint quand la raison y sera. C'est pour n'être jamais plaint que se plaindre toujours, faisant si souvent le piteux qu'on ne soit pitoyable à personne. Qui se fait mort vivant est sujet d'être tenu pour vif mourant.
[...] et en qualité et en nombre [...]
[...] une putain que mon père épousa par la bassesse de sa fortune.
car parfois s'est bien choisir de ne choisir pas
[...] que nature honore de quelque grâce toute sienne.
[...] la vieillesse me particularise [...]
Je vois la raison de cet avertissement, et la vois très bien [...]
Toutes choses tombent en discrétion et modification.
[...] par libre élection de mon jugement et de ma raison, sans obligation particulière [...] Je hais les morceaux que la nécessité me taille.
[...] des vers excellents en beauté et en débordement [...]
[...] qui les agite à ondées
[...] il parle pour la presse (pour la foule)
La liberté et l'oisiveté, qui sont mes maîtresses qualités, sont qualités diamétralement contraires à ce métier-là.
[...] les esprits hauts ne sont de guère moins aptes aux choses basses que les bas esprits aux hautes.
[...] qu'il se retire à quartier [...]
[...] on peut désirer autres magistrats, mais il faut, ce nonobstant, obéir à ceux-ci.
[...] quand la raison ne guide plus.
Mille poètes traînent et languissent à la prosaïque ! mais la meilleure prose ancienne (et je ne la sème céans indifféremment pour vers) reluit partout de la vigueur et hardiesse poétique, et représente l'air de sa fureur. Il lui faut certes quitter la maîtrise et préminence en la parlerie. Le poète, dit Platon, assis sur le trépied des Muses, verse de furie tout ce qui lui vient à la bouche, comme la gargouille d'une fontaine, sans le ruminer et peser, et lui échappent des choses de diverse couleur, de contraire substance et d'un cours rompu. Lui-même est tout poétique, et la vieille théologie poésie, disent les savants, et la première philosophie.
C'est l'originel langage des Dieux.
[...] à qui l'intelligence porte dédain [...]
[...] à ne dire qu'à demi, à dire confusément, à dire discordamment
Je parle plus affectueusement de mes amis quand il n'y a plus moyen qu'ils le sachent.
[...] et n'ai jamais estimé qu'être sans enfant fût un défaut qui dût rendre la vie moins complète et moins contente. [...] Les enfants sont du nombre des choses qui n'ont pas fort de quoi être désirées, notamment à cette heure qu'il serait si difficile de les rendre bons. "Bona jam nec nasci licet, ita corrupta sunt semina" (Tertullien, Apologétique : "Il ne peut rien naître de bon maintenant, tant les germes sont corrompues."
[...] encore ne sais-je [...]
J'y ai appris de nouveaux mots (dico) :
produire le babil
je ne sais quelle chétive réformation
selon ma complexion
ma fainéance
j'ai dépandu (j'ai dépensé)
ce troisième alongeail
qu'on s'aide de la fiance
la condamnation [...] est plus vive et plus roide
la bénéficence
sa débonnaireté
mon patenôtre
nous mettre chacun en échauguette
le moyen de me fermir
le bien-faire
volerie
secondement
je n'aurai faute de retraite où rendre mes abois
tout coliqueux que je suis
la souvenance
d'une manière chiennine
leur ris
la malignité
se seoir
mes amis plus féaux
un cagnard
le médecin qui va se criaillant
un peu moins ineptement
qu'il gauchisse
en solage
icelui
cette vacation
cette farcissure
tumultuairement
Il n'est lieu ça-bas que le ciel ait embrassé
tu es le badin de la farce
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Montaigne
Mon classement : *(*) - Commentaire :
En écho à la sentence de l'Ecclésiaste, I, 2, "Vanitas, vanitatum et omnia vanitas", Michel Eyquem de Montaigne a donc rédigé
ce court récit, De la vanité, tiré de l'oeuvre de sa vie, Les Essais (Livre III). Un parler délectable que celui de cet auteur du XVIe siècle. Jugez-en par ce seul paragraphe
qui me parle à l'envi :
La décrépitude est qualité solitaire. Je suis sociable jusques à excès. Si me semble-t-il raisonnable que meshui
(désormais) je soustraie de la vue du monde mon importunité, et la couve à moi seul, que je m'appile et me recueille en ma coque, comme les tortues. J'apprends à voir les hommes sans m'y tenir :
ce serait outrage, en un pas si pendant. Il est temps de tourner le dos à la compagnie.
Il ne se laisse pas d'embrasser et pratiquer la mémoire des sages romains, parsemant ses écrits de citations latines, comme celle-ci : "Hihil est his qui placere volunt tam adversarium quam expctatio" (Cicéron, Académiques, livre II, chapitre IV : "Rien n'est plus préjudiciable à celui qui veut plaire que l'attente qu'il suscite.").
Il y parle entre autres de voyages. Le voyage me semble un exercice profitable. L'âme y a continuelle exercitation à remarquer les choses inconnues et nouvelles; et je ne sache point meilleure école, comme j'ai dit souvent, à former la vie que de lui proposer incessamment la diversité de tant d'autres vies, fantaisies et usances, et lui faire goûter une si perpétuelle variété de formes de notre nature. Le corps n'y est ni oisif ni travaillé et cette modérée agitation le met haleine. Et les justifie ainsi : Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent raison de mes voyages : que je sais bien ce que je fuis, mais non pas ce que je cherche. Le voyage doit-il avoir un but ? Il y répond de la sorte : Ceux qui courent un bénéfice ou un lièvre ne courent pas. Au final, ce plaisir de voyager porte témoignage d'inquiétude et d'irrésolution. A voyager, cela même me nourrit que je me puis arrêter sans intérêts, et que j'ai où m'en divertir commodément.
Quant au rôle des femmes, il est à remettre dans le contexte du XVIe siècle... La plus utile et honorable science et occupation à une femme, c'est la science du ménage. J'en vois quelqu'une avare, de ménagère fort peu. C'est sa maîtresse qualité, et qu'on doit chercher avant toute autre, comme le seul douaire qui sert à ruiner ou sauver nos maisons. Qu'on ne m'en parle pas : selon que l'expérience m'en a appris, je requiers d'une femme mariée, au-dessus de toute autre vertu, la vertu économique (ménagère). Je l'en mets au propre, lui laissant par mon absence tout le gouvernement en main. [...] Il est ridicule et injuste que l'oisiveté de nos femmes soit entretenue de notre sueur et travail.
Ses commentaires sont d'une rare modernité. A titre d'exemple celui-ci : [...] je suis trompé si les pires écrits ne sont ceux qui ont gagné le dessus du vent populaire. Et de conclure ainsi : Si les autres se regardaient attentivement, comme je fais, ils se trouveraient, comme je fais, plein d'inanité et de fadaise. Une lecture qui ravira les gens d'entendement.
Je m'arrête là car les choses présentes m'embesognent assez !
4e de couverture :
Il ne se laisse pas d'embrasser et pratiquer la mémoire des sages romains, parsemant ses écrits de citations latines, comme celle-ci : "Hihil est his qui placere volunt tam adversarium quam expctatio" (Cicéron, Académiques, livre II, chapitre IV : "Rien n'est plus préjudiciable à celui qui veut plaire que l'attente qu'il suscite.").
Il y parle entre autres de voyages. Le voyage me semble un exercice profitable. L'âme y a continuelle exercitation à remarquer les choses inconnues et nouvelles; et je ne sache point meilleure école, comme j'ai dit souvent, à former la vie que de lui proposer incessamment la diversité de tant d'autres vies, fantaisies et usances, et lui faire goûter une si perpétuelle variété de formes de notre nature. Le corps n'y est ni oisif ni travaillé et cette modérée agitation le met haleine. Et les justifie ainsi : Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent raison de mes voyages : que je sais bien ce que je fuis, mais non pas ce que je cherche. Le voyage doit-il avoir un but ? Il y répond de la sorte : Ceux qui courent un bénéfice ou un lièvre ne courent pas. Au final, ce plaisir de voyager porte témoignage d'inquiétude et d'irrésolution. A voyager, cela même me nourrit que je me puis arrêter sans intérêts, et que j'ai où m'en divertir commodément.
Quant au rôle des femmes, il est à remettre dans le contexte du XVIe siècle... La plus utile et honorable science et occupation à une femme, c'est la science du ménage. J'en vois quelqu'une avare, de ménagère fort peu. C'est sa maîtresse qualité, et qu'on doit chercher avant toute autre, comme le seul douaire qui sert à ruiner ou sauver nos maisons. Qu'on ne m'en parle pas : selon que l'expérience m'en a appris, je requiers d'une femme mariée, au-dessus de toute autre vertu, la vertu économique (ménagère). Je l'en mets au propre, lui laissant par mon absence tout le gouvernement en main. [...] Il est ridicule et injuste que l'oisiveté de nos femmes soit entretenue de notre sueur et travail.
Ses commentaires sont d'une rare modernité. A titre d'exemple celui-ci : [...] je suis trompé si les pires écrits ne sont ceux qui ont gagné le dessus du vent populaire. Et de conclure ainsi : Si les autres se regardaient attentivement, comme je fais, ils se trouveraient, comme je fais, plein d'inanité et de fadaise. Une lecture qui ravira les gens d'entendement.
Je m'arrête là car les choses présentes m'embesognent assez !
4e de couverture :
Écrivain singulier, inclassable, humaniste et étonnamment moderne, Montaigne prône la tolérance, Mêlant
expérience personnelle, commentaires moraux et réflexion, il offre une vision de l'homme toujours en mouvement, sans préjugés. à la fois fort et fragile. D'une grande liberté d'écriture,
Montaigne nous offre quelques pages pleines de malice et de sagesse pour nous aider à conduire notre vie.
Extraits, tournures et expressions appréciés :
Car il semble que ce serait contre raison de poursuivre les menus inconvénients, quand les grands nous infestent.
[...] un personnage duquel j'ai la mémoire en recommandation singulière [...]
[...] je m'obstine à l'empirement [...]
[...] suivant le précepte de Xénophon, sinon suivant sa raison [...]
C'est pitié d'être en lieu où tout ce que vous voyez vous embesogne et vous concerne. Et me semble jouir plus gaiement les plaisirs d'une maison étrangère, et y apporter le goût plus naïf. Diogène répondit selon moi, à celui qui lui demanda qu'elle sorte de vin il trouvait le meilleur : "L'étranger", fit-il.
C'est chose de quoi je me veux mal [...]
Ceux qui, en m'oyant dire mon insuffisance [...]
Pour mon regard, je m'en dépars (éloigne) : partie par conscience [...] partie par poltronnerie.
Ô la vilaine et sotte étude d'étudier son argent, se plaire à le manier, peser et recompter ! C'est par là que l'avarice fait ses approches.
J'étais, ce crois-je [...]
Ces pertes, [...] sont pertes importantes [...]
[...] qui deçà, qui delà [...]
[...] le plus vieil et mieux connu mal est toujours plus supportable que le mal récent et inexpérimenté.
[...] et l'heur et le malheur.
[...] rien ne tombe là où tout tombe.
J'ajoute, mais je ne corrige pas.
[...] j'avais quelque devoir d'amitié [...]
Les princes me donnent prou (assez) s'ils ne m'ôtent rien, et me font assez de bien quand ils ne me font point de mal : c'est tout ce que j'en demande.
Il fait bien piteux et hasardeux dépendre d'un autre.
On jouit bien plus librement et plus gaiement des biens empruntés quand ce n'est pas une jouissance obligée et contrainte par le besoin, et qu'on a, et en sa volonté et en sa fortune, la force et les moyens de s'en passer.
[...] fit mettre en un cul de fosse les ambassadeurs [...]
[...] en quelque ou légère ou pesante occasion que ce soit.
[...] il a laissé aux ennemis autant à l'aimer qu'aux amis.
[...] comme disent aucuns jardiniers [...]
[...] l'appétit me vient en mangeant [...]
Aucuns se plaignent de quoi je me suis agréé à continuer cet exercice, marié et vieil.
[...] plus quiète et plus quitte.
L'amitié a les bras assez longs pour se tenir et se joindre d'un coin du monde à l'autre[...]
[...] la jointure entre le trop et le peu [...]
Que m'en chaut-il !
Si nous avons besoin de sage-femme à nous mettre au monde, nous avons bien besoin d'un homme encore plus sage à nous en sortir.
Si nous avons besoin de sage-femme à nous mettre au monde, nous avons bien besoin d'un homme encore plus sage à nous en sortir.
Je me contente d'une mort recueillie en soi, quiète et solitaire, toute mienne, convenable à ma vie retirée et privée.
[...] j'ai assez à faire à me consoler sans avoir à consoler autrui [...]
Il nous faut étendre la joie, mais retrancher autant qu'on peut la tristesse. Qui se fait plaindre sans raison est homme pour n'être pas plaint quand la raison y sera. C'est pour n'être jamais plaint que se plaindre toujours, faisant si souvent le piteux qu'on ne soit pitoyable à personne. Qui se fait mort vivant est sujet d'être tenu pour vif mourant.
[...] et en qualité et en nombre [...]
[...] une putain que mon père épousa par la bassesse de sa fortune.
car parfois s'est bien choisir de ne choisir pas
[...] que nature honore de quelque grâce toute sienne.
[...] la vieillesse me particularise [...]
Je vois la raison de cet avertissement, et la vois très bien [...]
Toutes choses tombent en discrétion et modification.
[...] par libre élection de mon jugement et de ma raison, sans obligation particulière [...] Je hais les morceaux que la nécessité me taille.
[...] des vers excellents en beauté et en débordement [...]
[...] qui les agite à ondées
[...] il parle pour la presse (pour la foule)
La liberté et l'oisiveté, qui sont mes maîtresses qualités, sont qualités diamétralement contraires à ce métier-là.
[...] les esprits hauts ne sont de guère moins aptes aux choses basses que les bas esprits aux hautes.
[...] qu'il se retire à quartier [...]
[...] on peut désirer autres magistrats, mais il faut, ce nonobstant, obéir à ceux-ci.
[...] quand la raison ne guide plus.
Mille poètes traînent et languissent à la prosaïque ! mais la meilleure prose ancienne (et je ne la sème céans indifféremment pour vers) reluit partout de la vigueur et hardiesse poétique, et représente l'air de sa fureur. Il lui faut certes quitter la maîtrise et préminence en la parlerie. Le poète, dit Platon, assis sur le trépied des Muses, verse de furie tout ce qui lui vient à la bouche, comme la gargouille d'une fontaine, sans le ruminer et peser, et lui échappent des choses de diverse couleur, de contraire substance et d'un cours rompu. Lui-même est tout poétique, et la vieille théologie poésie, disent les savants, et la première philosophie.
C'est l'originel langage des Dieux.
[...] à qui l'intelligence porte dédain [...]
[...] à ne dire qu'à demi, à dire confusément, à dire discordamment
Je parle plus affectueusement de mes amis quand il n'y a plus moyen qu'ils le sachent.
[...] et n'ai jamais estimé qu'être sans enfant fût un défaut qui dût rendre la vie moins complète et moins contente. [...] Les enfants sont du nombre des choses qui n'ont pas fort de quoi être désirées, notamment à cette heure qu'il serait si difficile de les rendre bons. "Bona jam nec nasci licet, ita corrupta sunt semina" (Tertullien, Apologétique : "Il ne peut rien naître de bon maintenant, tant les germes sont corrompues."
[...] encore ne sais-je [...]
produire le babil
je ne sais quelle chétive réformation
selon ma complexion
ma fainéance
j'ai dépandu (j'ai dépensé)
ce troisième alongeail
qu'on s'aide de la fiance
la condamnation [...] est plus vive et plus roide
la bénéficence
sa débonnaireté
mon patenôtre
nous mettre chacun en échauguette
le moyen de me fermir
le bien-faire
volerie
secondement
je n'aurai faute de retraite où rendre mes abois
tout coliqueux que je suis
la souvenance
d'une manière chiennine
leur ris
la malignité
se seoir
mes amis plus féaux
un cagnard
le médecin qui va se criaillant
un peu moins ineptement
qu'il gauchisse
en solage
icelui
cette vacation
cette farcissure
tumultuairement
Il n'est lieu ça-bas que le ciel ait embrassé
tu es le badin de la farce
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par Marco Rugo
publié dans :
Lectures
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