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Mercredi 27 février 2008
L'idiot
Kang Full


Mon classement : *(*) - Commentaire :


Décidément, je deviens un mordu des BD asiatiques. Celle-ci nous vient de Corée, pays qui m'est cher depuis un voyage en 2006 (relations de voyage 1 & 2). Le jeune Kang Full fait preuve d'un graphisme original et d'une structure narrative à l'avenant. Ajoutez-y une sensibilité propre à l'âme coréenne (ne dit-on pas que les Coréens sont les latins d'Asie du Nord ?) et vous aurez tout d'une réussite. L'achat du tome 2 (la fin de l'histoire) s'impose.

4e de couverture :
 
Après avoir passé dix ans aux États-Unis pour embrasser une carrière de pianiste professionnelle, Ji-Rho rentre soudain dans sa famille à Séoul. Elle est accueillie chaleureusement par ses parents, qui ne comprennent pas ce retour imprévu. Peu à peu, Ji-Rho redécouvre son ancien quartier et retrouve son camarade de classe, Seung-lyong, l'idiot du coin, qui semble ravoir attendu toutes ces années... Kang Full tisse, avec son art consommé de la narration, une histoire très touchante, où nostalgie et fraîcheur dominent. De nombreuses personnes, qui gravitent toutes autour de Seung-lyong, verront leur vie transformée, sans même qu'ils s'en rendent compte, par l'action bienveillante de cet idiot, peut-être pas si attardé qu'il n'y paraît.
 
Biographie de l'auteur :


Né en 1974 à Séoul, Kang Do-young, dit Kang Full, fait des études de lettres coréennes à l'université Sang Ji. En créant son site Intemet : www.kangfull.com pour diffuser ses planches, il devient le dessinateur incontournable de la BD en ligne. Par ailleurs, ses strips les plus politiques sont publiés dans un grand quotidien national et dans des journaux syndicalistes. Son premier succès Manhwa sentimental a été traduit dans les principaux pays asiatiques et adapté au cinéma. Le film tiré d'Appartement est sorti au cinéma en Corée. Kang Full a reçu de nombreux prix tels que le prix du manhwa d'aujourd'hui et le prix du meilleur personnage d'animation et de manhwa en 2004.



Présentation de la BD sur le site de l'éditeur, Casterman. Ou alors la collection complète de leurs manhwas, la BD coréenne, intitulée Hanguk.

Site web de l'auteur : KangFull (heu... c'est en coréen, évidemment !)

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Lidiot.jpg
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Mardi 26 février 2008
N'écoutant que très rarement la radio, un grand merci à  la Stucky Family de m'avoir transmis cette bourde survenue sur Radio Fribourg, document radiophonique que j'ai plaisir à partager.

L'épouse de Pascal se souviendra longtemps de l'appel téléphonique de l'animateur de l'émission "100 %". Et dire qu'elle avait plaisir à recevoir son appel...





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Samedi 23 février 2008
undefinedMoi qui ne suis qu'un motard du dimanche, rares sont les jours de pluie qui me voient utiliser ma superbe BMW. Enfin, ça c'est  la photo d'avant l'accident. Hé oui, malgré mon habituelle et légendaire prudence, j'ai été victime d'un accident de la route, n'ayant impliqué que mon seul véhicule : j'ai glissé sur un passage pour piétons jeudi dernier vers 13h. A la sortie d'un rond-point, le transfert de masse qui s'est effectué sur une ligne jaune du passage clouté m'aura été fatal. Mais Dieu fait tout pour le mieux et je n'ai  subi que quelques contusions.

J'en profite pour remercier, mais ils le seront bien entendu à titre personnel avec une attention particulière, les divers intervenants qui m'ont pris en charge, surtout le jeune sammaritain qui a été le témoin de ma perte de maîtrise (comme moi il se prénomme Marco), l'ambulancière qui m'a amené aux urgences et l'équipe médicale qui a effectué les habituels contrôles préventifs.  En vérité  je vous le dis , la prise en charge helvétique en cas d'accident est plus qu'exemplaire ! Merci à tous.

L'ironie a voulu que l'accident se déroule au pied de l'affiche ci-dessous...
J-sus.jpg
 
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Dimanche 17 février 2008
Le vendeur de temps
Fernando Trias de Bes


Mon classement : ** - Commentaire :


Dans sa réflexion finale, l'auteur de ce roman jubilatoire (lu d'une seule traite ce dimanche matin) indique que ce livre n'est pas autre chose qu'une invitation à penser et à agir de façon différente. Il ne pouvait dès lors que tomber entre mes mains... Or, voilà que le hasard me l'a fait découvrir alors qu'il gisait dans la librairie de seconde main sise dans la même rue que mon domicile.

De quoi s'agit-il ? D'un conte économique où un simple comptable se mue en nouvel entrepreneur exploitant jusqu'à l'excès son idée dans notre société capitaliste. Vous ne travaillerez sans doute plus de la même manière après avoir lu ce roman pétillant, vous rendant tristement compte que la société dans laquelle nous évoluons nous aliène.

Le prologue donne le ton : Les gens ont peu de temps pour lire. Alors, imaginez ce qui reste à tout un chacun pour écrire. Voilà des raisons suffisantes pour que je me décide à écrire cette histoire en version abrégée; c'est plus commode pour tout le monde. Et le chapitre 1 est à l'avenant : Tout ce qui est raconté ici est arrivé à un Type Commun qui vivait dans uns Pays Aléatoire.
[...] lui nous l'appellerons TC, mais nous ne nous servirons pas des initiales de son pays, qui cesserait alors d'être aléatoire. [...] Le femme de TC [...] Pour abréger, à partir de maintenant, elle sera FTC.
L'auteur, non content d'exploiter ses connaissances professionnelles (il est professeur universitaire), fait preuve de beaucoup d'humour. Sa conclusion est lumineuse : Après tout, nous les hommes, nous finissons toujours pas inventer quelque chose pour nous empêcher d'être ce que nous pouvons être, par crainte de l'être vraiment. Un livre... à consommer sans modération  ;-)

4e de couverture :
 
Il était une fois un type commun qui vivait dans un pays aléatoire avec sa femme et leurs deux enfants. Pour payer le crédit du logement familial, il est comptable dans une grande entreprise, ce qui lui prend tout son temps et l'empêche de se consacrer à sa passion de jeunesse, l'étude des fourmis à tête rouge. Une nuit d'insomnie, il fait le bilan de sa vie et en comprend l'absurdité. Mais, que faire ? Ce type commun a alors une idée folle en laquelle personne ne croit : créer une entreprise qui commercialise... du temps. Il va réussir son projet au-delà de toute logique, pour le plus grand bonheur de ses concitoyens, mais il va aussi mettre en échec la société de consommation et toutes les institutions financières, économiques et politiques qui s'en nourrissent. Avec une vision acide et ironique de l'entreprise et du marketing de masse, Fernando Trias de Bes démontre dans cette fable que les hommes sont les moteurs de l'économie et que les produits de consommation pourraient, un jour, devenir leurs armes contre l'irrationalité du système. Ce livre fascinant ne se résume pas à un conte écrit avec intelligence et humour, il permet au lecteur d'acquérir du temps ! Son temps !

 
Extraits, tournures et expressions appréciés :


Son beau-frère était comme tous les beaux-frères, à cela près que c'était le sien.

Le type de promesse qui ne mène nulle part, mais que tous ceux qui pensent démarrer une entreprise ont besoin d'entendre pour dominer le vertige du pari imminent.

TC savait qu'il vaut mieux ne pas faire de remue-ménage lorsqu'un couple s'est mis d'accord.

La collection de fascicules spécifiait que, pour triompher dans les affaires, il fallait s'installer dans un garage, comme les fondateurs de Hew.ett-Packard et tant d'autres enrepreneuts à succès.

[...] un homme à face de chien
[...]

[...] une énergie digne de louange

[...] toute la séduction commerciale dont un comptable est capable
[...]


Il eut envie de pleurer, mais se retint car il n'avait pas de mouchoir.

Si rien d'autre n'était arrivé, rien d'autre ne serait arrivé. Mais cela ne se passa pas comme ça
[...]


J'y ai appris un nouveau mot (dico) :
l'appariteur
 


Présentation du livre sur Evène.
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LeVendeurDeTemps.jpg
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Samedi 16 février 2008
De la vanité
Montaigne


Mon classement : *(*) - Commentaire :


Montaigne.jpgEn écho à la sentence de l'Ecclésiaste, I, 2, "Vanitas, vanitatum et omnia vanitas",  Michel Eyquem de Montaigne a donc rédigé ce court récit, De la vanité, tiré de l'oeuvre de sa vie, Les Essais (Livre III). Un parler délectable que celui de cet auteur du XVIe siècle. Jugez-en par ce seul paragraphe qui me parle à l'envi :
La décrépitude est qualité solitaire. Je suis sociable jusques à excès. Si me semble-t-il raisonnable que meshui (désormais) je soustraie de la vue du monde mon importunité, et la couve à moi seul, que je m'appile et me recueille en ma coque, comme les tortues. J'apprends à voir les hommes sans m'y tenir : ce serait outrage, en un pas si pendant. Il est temps de tourner le dos à la compagnie.

Il ne se laisse pas d'embrasser et pratiquer la mémoire des sages romains, parsemant ses écrits de citations latines, comme celle-ci : "Hihil est his qui placere volunt tam adversarium quam expctatio" (Cicéron, Académiques, livre II, chapitre IV : "Rien n'est plus préjudiciable à celui qui veut plaire que l'attente qu'il suscite.").

Il y parle entre autres de voyages. Le voyage me semble un exercice profitable. L'âme y a continuelle exercitation à remarquer les choses inconnues et nouvelles; et je ne sache point meilleure école, comme j'ai dit souvent, à former la vie que de lui proposer incessamment la diversité de tant d'autres vies, fantaisies et usances, et lui faire goûter une si perpétuelle variété de formes de notre nature. Le corps n'y est ni oisif ni travaillé et cette modérée agitation le met haleine. Et les justifie ainsi : Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent raison de mes voyages : que je sais bien ce que je fuis, mais non pas ce que je cherche. Le voyage doit-il avoir un but ? Il y répond de la sorte : Ceux qui courent un bénéfice ou un lièvre ne courent pas. Au final, ce plaisir de voyager porte témoignage d'inquiétude et d'irrésolution. A voyager, cela même me nourrit que je me puis arrêter sans intérêts, et que j'ai où m'en divertir commodément.

Quant au rôle des femmes, il est à remettre dans le contexte du XVIe siècle... La plus utile et honorable science et occupation à une femme, c'est la science du ménage. J'en vois quelqu'une avare, de ménagère fort peu. C'est sa maîtresse qualité, et qu'on doit chercher avant toute autre, comme le seul douaire qui sert à ruiner ou sauver nos maisons. Qu'on ne m'en parle pas : selon que l'expérience m'en a appris, je requiers d'une femme mariée, au-dessus de toute autre vertu, la vertu économique (ménagère). Je l'en mets au propre, lui laissant par mon absence tout le gouvernement en main. [...] Il est ridicule et injuste que l'oisiveté de nos femmes soit entretenue de notre sueur et travail.

Ses commentaires sont d'une rare modernité. A titre d'exemple celui-ci : [...] je suis trompé si les pires écrits ne sont ceux qui ont gagné le dessus du vent populaire. Et de conclure ainsi : Si les autres se regardaient attentivement, comme je fais, ils se trouveraient, comme je fais, plein d'inanité et de fadaise. Une lecture qui ravira les gens d'entendement.

Je m'arrête là car les choses présentes m'embesognent assez !


4e de couverture :
 
Écrivain singulier, inclassable, humaniste et étonnamment moderne, Montaigne prône la tolérance, Mêlant expérience personnelle, commentaires moraux et réflexion, il offre une vision de l'homme toujours en mouvement, sans préjugés. à la fois fort et fragile. D'une grande liberté d'écriture, Montaigne nous offre quelques pages pleines de malice et de sagesse pour nous aider à conduire notre vie.

 
Extraits, tournures et expressions appréciés :


Car il semble que ce serait contre raison de poursuivre les menus inconvénients, quand les grands nous infestent.

[...] un personnage duquel j'ai la mémoire en recommandation singulière [...]

[...] je m'obstine à l'empirement [...]

[...] suivant le précepte de Xénophon, sinon suivant sa raison [...]

C'est pitié d'être en lieu où tout ce que vous voyez vous embesogne et vous concerne. Et me semble jouir plus gaiement les plaisirs d'une maison étrangère, et y apporter le goût plus naïf. Diogène répondit selon moi, à celui qui lui demanda qu'elle sorte de vin il trouvait le meilleur : "L'étranger", fit-il.

C'est chose de quoi je me veux mal [...]

Ceux qui, en m'oyant dire mon insuffisance [...]

Pour mon regard, je m'en dépars (éloigne) : partie par conscience [...] partie par poltronnerie.

Ô la vilaine et sotte étude d'étudier son argent, se plaire à le manier, peser et recompter ! C'est par là que l'avarice fait ses approches.

J'étais, ce crois-je [...]

Ces pertes, [...] sont pertes importantes [...]

[...] qui deçà, qui delà [...]

[...] le plus vieil et mieux connu mal est toujours plus supportable que le mal récent et inexpérimenté.

[...] et l'heur et le malheur.

[...] rien ne tombe là où tout tombe.

J'ajoute, mais je ne corrige pas.

[...] j'avais quelque devoir d'amitié [...]

Les princes me donnent prou (assez) s'ils ne m'ôtent rien, et me font assez de bien quand ils ne me font point de mal : c'est tout ce que j'en demande.

Il fait bien piteux et hasardeux dépendre d'un autre.

On jouit bien plus librement et plus gaiement des biens empruntés quand ce n'est pas une jouissance obligée et contrainte par le besoin, et qu'on a, et en sa volonté et en sa fortune, la force et les moyens de s'en passer.

[...] fit mettre en un cul de fosse les ambassadeurs [...]

[...] en quelque ou légère ou pesante occasion que ce soit.

[...] il a laissé aux ennemis autant à l'aimer qu'aux amis.

[...] comme disent aucuns jardiniers [...]

[...] l'appétit me vient en mangeant [...]

Aucuns se plaignent de quoi je me suis agréé à continuer cet exercice, marié et vieil.

[...] plus quiète et plus quitte.

L'amitié a les bras assez longs pour se tenir et se joindre d'un coin du monde à l'autre[...]

[...] la jointure entre le trop et le peu [...]

Que m'en chaut-il !

Si nous avons besoin de sage-femme à nous mettre au monde, nous avons bien besoin d'un homme encore plus sage à nous en sortir.

Je me contente d'une mort recueillie en soi, quiète et solitaire, toute mienne, convenable à ma vie retirée et privée.

[...] j'ai assez à faire à me consoler sans avoir à consoler autrui [...]

Il nous faut étendre la joie, mais retrancher autant qu'on peut la tristesse. Qui se fait plaindre sans raison est homme pour n'être pas plaint quand la raison y sera. C'est pour n'être jamais plaint que se plaindre toujours, faisant si souvent le piteux qu'on ne soit pitoyable à personne. Qui se fait mort vivant est sujet d'être tenu pour vif mourant.

[...] et en qualité et en nombre [...]

[...] une putain que mon père épousa par la bassesse de sa fortune.

car parfois s'est bien choisir de ne choisir pas

[...] que nature honore de quelque grâce toute sienne.

[...] la vieillesse me particularise [...]

Je vois la raison de cet avertissement, et la vois très bien
[...]

Toutes choses tombent en discrétion et modification.

[...] par libre élection de mon jugement et de ma raison, sans obligation particulière [...]  Je hais les morceaux que la nécessité me taille.

[...] des vers excellents en beauté et en débordement [...]

[...] qui les agite à ondées

[...] il parle pour la presse (pour la foule)

La liberté et l'oisiveté, qui sont mes maîtresses qualités, sont qualités diamétralement contraires à ce métier-là.

[...] les esprits hauts ne sont de guère moins aptes aux choses basses que les bas esprits aux hautes.

[...] qu'il se retire à quartier [...]

[...] on peut désirer autres magistrats, mais il faut, ce nonobstant, obéir à ceux-ci.

[...] quand la raison ne guide plus.

Mille poètes traînent et languissent à la prosaïque ! mais la meilleure prose ancienne (et je ne la sème céans indifféremment pour vers) reluit partout de la vigueur et hardiesse poétique, et représente l'air de sa fureur. Il lui faut certes quitter la maîtrise et préminence en la parlerie. Le poète, dit Platon, assis sur le trépied des Muses, verse de furie tout ce qui lui vient à la bouche, comme la gargouille d'une fontaine, sans le ruminer et peser, et lui échappent des choses de diverse couleur, de contraire substance et d'un cours rompu. Lui-même est tout poétique, et la vieille théologie poésie, disent les savants, et la première philosophie.
C'est l'originel langage des Dieux.


[...] à qui l'intelligence porte dédain [...]

[...] à ne dire qu'à demi, à dire confusément, à dire discordamment

Je parle plus affectueusement de mes amis quand il n'y a plus moyen qu'ils le sachent.

[...] et n'ai jamais estimé qu'être sans enfant fût un défaut qui dût rendre la vie moins complète et moins contente. [...] Les enfants sont du nombre des choses qui n'ont pas fort de quoi être désirées, notamment à cette heure qu'il serait si difficile de les rendre bons. "Bona jam nec nasci licet, ita corrupta sunt semina" (Tertullien,
Apologétique : "Il ne peut rien naître de bon maintenant, tant les germes sont corrompues."

[...] encore ne sais-je [...]


J'y ai appris de nouveaux mots (dico) :
produire le babil
je ne sais quelle chétive réformation
selon ma complexion
ma fainéance
j'ai dépandu (j'ai dépensé)
ce troisième alongeail
qu'on s'aide de la fiance
la condamnation
[...] est plus vive et plus roide
la bénéficence
sa débonnaireté
mon patenôtre
nous mettre chacun en échauguette
le moyen de me fermir
le bien-faire
volerie
secondement
je n'aurai faute de retraite où rendre mes abois
tout coliqueux que je suis
la souvenance
d'une manière chiennine
leur ris
la malignité
se seoir
mes amis plus féaux
un cagnard
le médecin qui va se criaillant
un peu moins ineptement
qu'il gauchisse
en solage
icelui
cette vacation
cette farcissure
tumultuairement
Il n'est lieu ça-bas que le ciel ait embrassé
tu es le badin de la farce




 
Présentation de l'auteur sur Wikipédia, Evène ou encore Mémo. Les livres de Montaigne en lecture gratuite sur Google Books. Et pour les plus mordus, le site web de la Société Internationale des Amis de Montaigne.

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DeLaVanite.jpg
par Marco Rugo publié dans : Lectures
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Jeudi 14 février 2008
Si vous ne connaissez pas encore Badoo, excellente occasion de découvrir ce site web qui vous permet d'éditer de petits reportages photos/vidéo de manière très simple, et d'entrer en contact avec des dizaines de milliers de personnes. Seul reproche que l'on peut lui faire :  il met en avant la bobine des internautes. Et il y a encore du monde qui croit que l'habit ne fait pas le moine...

Badoo.gif

Quelques photos d'un (trop) court périple en Thaïlande, au Laos et au Cambodge effectué en 2005 avec un ami herméneute en cliquant ici.

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Mercredi 13 février 2008
undefined
Bien  que n'ayant point encore 14 ans, mon neveu Caetano  atteint presque mes 1m80  ! On pourrait en douter à voir cette récente photo de lui. Barbatruc, y a un truc...
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Dimanche 10 février 2008
kenya.jpgVous savez que le Kenya est une destination phare des safaris bon marché qu'apprécie le touriste occidental (les safaris en Afrique du Sud sont mieux... mais plus chers). Or, donc, le Kenya s'embrase et le conflit politique et sa cohorte de violence fait ses premières victimes mortelles. Qu'à cela ne tienne ! L'industrie touristique a sorti un lapin de son chapeau consumériste : la Tanzanie, sans heurts. Ainsi, sur cinq pages, cette destination est vantée au titre du Voyage des lecteurs du magazine Coopération. Amis touristes, oubliez le Kenya, ici vous ne risquerez pas de croiser des autochtones avec des machettes au poing,  s'entretuant. Et le service marketing de Coop de vanter le voyage avec cet exergue : "Le sud de la Tanzanie, une véritable arche de Noé". Lien bien involontaire vers le scandale de l'Arche de Zoé où des Blancs, nouveaux missionnaires du XXIe siècle, se croyaient autorisés à "sauver" des vies d'enfants en les kidnappant. Non, en vérité je vous le dis, fascinante est l'industrie touristique.
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