Samedi 10 juin 2006
De l'art d'ennuyer en racontant ses voyages
Matthias Debureaux
Mon classement : **(*) - Commentaire :
Indispensable à tout «traveller» qui se respecte !
Lu entre Gyeongju et Muju, en Corée, le 10 juin 2006
4e de couverture :
«Les voyages, ça sert surtout à ennuyer les autres une fois qu'on est revenu» Sacha Guitry
«Quand quelqu'un se rend compte que sa vie ne vaut rien, soit il se suicide, soit il voyage.» Edward Dahlberg, humoriste
Quant au voyageur qui lui avouait partir pour se changer les idées, Jules Renard répliquait mielleusement : «lesquelles ?»
Ayez en mémoire une formule choc pour exprimer la différence entre le voyage et le tourisme : c'est comme faire l'amour et se faire une pute.
[...] très dignes dans leur misère [...]
Evitez de choisir la Suisse et optez de préférence pour un Etat de la Corne de l'Afrique (hahaha)
Ayez soin d'élire des personnages à votre mesure : Alexandre le Grand, Hemingway, Gauguin, La Pérouse ou Magellan (même si les traces sur la mer sont les plus délicates à retrouver). Tout l'art de réveiller les morts en endormant les vivants.
En guise de caution chic, mentionnez que vous pratiquez aussi l'ethnologie sensorielle.
Nommez l'oisiveté autrement en répétant votre spongieux leitmotiv : «imprégnation». Un terme plus savant et valable pour les paysages, la culture, les gens, le climat. Précisez que la véritable imprégnation se produit dans les périodes d'ennui.
Constellez votre propos d'images littéraires et recyclables puis attribuez-les à Goethe. «Un grain de beauté sur la face du monde».
Et il y a des commentaires acerbes sur le Guide du Routard et son fondateur Philippe Gloaguen...
J'y ai appris de nouveaux mots (dico) :
l'ordre émollient des idées
Un article sur Matthias Debureaux sur le site CapAcadie.com
Achetez le bouquin sur Amazon

Matthias Debureaux
Mon classement : **(*) - Commentaire :
Indispensable à tout «traveller» qui se respecte !
Lu entre Gyeongju et Muju, en Corée, le 10 juin 2006
4e de couverture :
Chaque année, plus de 700 millions de touristes parcourent le monde. En 2010, ils seront 1 milliard à vous assommer avec leur récit de voyage.
Extraits et tournures appréciés :«Les voyages, ça sert surtout à ennuyer les autres une fois qu'on est revenu» Sacha Guitry
«Quand quelqu'un se rend compte que sa vie ne vaut rien, soit il se suicide, soit il voyage.» Edward Dahlberg, humoriste
Quant au voyageur qui lui avouait partir pour se changer les idées, Jules Renard répliquait mielleusement : «lesquelles ?»
Ayez en mémoire une formule choc pour exprimer la différence entre le voyage et le tourisme : c'est comme faire l'amour et se faire une pute.
[...] très dignes dans leur misère [...]
Evitez de choisir la Suisse et optez de préférence pour un Etat de la Corne de l'Afrique (hahaha)
Ayez soin d'élire des personnages à votre mesure : Alexandre le Grand, Hemingway, Gauguin, La Pérouse ou Magellan (même si les traces sur la mer sont les plus délicates à retrouver). Tout l'art de réveiller les morts en endormant les vivants.
En guise de caution chic, mentionnez que vous pratiquez aussi l'ethnologie sensorielle.
Nommez l'oisiveté autrement en répétant votre spongieux leitmotiv : «imprégnation». Un terme plus savant et valable pour les paysages, la culture, les gens, le climat. Précisez que la véritable imprégnation se produit dans les périodes d'ennui.
Constellez votre propos d'images littéraires et recyclables puis attribuez-les à Goethe. «Un grain de beauté sur la face du monde».
Et il y a des commentaires acerbes sur le Guide du Routard et son fondateur Philippe Gloaguen...
J'y ai appris de nouveaux mots (dico) :
l'ordre émollient des idées
Un article sur Matthias Debureaux sur le site CapAcadie.com
Achetez le bouquin sur Amazon

par Marco Rugo
publié dans :
Lectures
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander


