UnarticleduMatin Dimanchenous apprend la venue à
Genève d'un intellectuel anglais d'origine palestinienne, M.Azzam Tamimi. Se prononcer sur ses propos sortis de leur contexte me semble être un exercice périlleux. Par contre, je suis consterné de lire la réaction de M.Patrice Mugny, actuel maire deGenève. Je cite : "Si cet homme vient lancer à Genève un appel aux attentats suicide, il faut l'en empêcher !"
Heureusement que nous sommes en Suisse et que la liberté d'expression y est d'usage. Car mettez un Patrice Mugny à la tête d'un système totalitaire (comme il en existe encore bien trop en ce
monde) et le pauvre Azzam se retrouverait en prison avant même qu'il ait pu prononcer un quelconque mot. Au lieu de l'empêcher de s'exprimer, il vaudrait mieux le convier dans des institutions
helvétiques où il pourrait se rendre compte de la possibilité qu'ont des communautés distinctes de vivre sur un même territoire. Et la Suisse en est un bel exemple. J'ai souvenir de camps de
vacances où sont conviés sur sol helvétique des jeunes Israéliens et de jeunes Palestiniens afin qu'il puisse communiquer entre eux. Voilà le genre d'action qu'il nous faut promouvoir afin que la
haine entre ses deux peuples s'estompe. Une plus haute tenue langagière et des idées un brin plus lumineuses auraient été souhaitées de la part d'un élu à la tête d'une ville internationale comme
Genève.
La Parole de l'Ecclésiaste ne devraient pas être oubliée : "Nous multiplions les discours, et nous ne parvenons à rien".