Dimanche 15 juin 2008

Comme bien souvent, l'opinion publique est formatée par la presse quotidienne. Ainsi, le mythe d'un Naples croulant sous les poubelles s'évanouit lorsque l'on visite la ville. Sans vouloir l'occulter, rappelons que ce problème lancinant est présent depuis bien 14 ans. Laissons donc Berlusconi s'en occuper (cf. photo ci-dessus); en bon homme politique, il a fait des promesses...
Une erreur d'acheminement de mails nous aura conduits du Giardino di Vigliano, exploitation agritouristique biologique de citrons où je croyais avoir réservé à tort une chambre, à l'Agriturismo Sant'Alfonso, sis à Furore, un vignoble habité autrefois par des moines et dont notre chaste séjour n'aura point trahi la jadis pureté.
Les routes en serpent de la côte auront donc usé
les gommes de la Vespa louée (notons que la responsable du point de location Jolly à Sorento avait quelque charme que son prochain mariage tuera). Quant
à ceux qui doutent de l'ancienneté de la prostitution, un détour par le lupanar de
Pompéi, la maison la plus visitée du site archéologique, finira par abattre leurs dernières illusions.Quel souvenir garder de ce sympathique week-end passé à Naples ? Disons que la vie tumultueuse des rues de la capitale de la Campanie a rempli mes attentes mais que la beauté époustouflante de la côte amalfitaine gravera un souvenir bien plus féerique. Ainsi, comment ne pas être charmé par Positano, Amalfi et Ravello, patrie du Lemoncello ?

Seul regret : ne pas avoir réussi à charmer ma partenaire de voyage dont je tairai toujours le nom (non, il ne s'agit pas de la fille devant les pouvelles qui, elle, est Napolitaine). Mais au moins nos silences ne furent-ils point pesants. Et j'avais la compagnie de Roland Jaccard, apôtre d'un nihilisme radical et amateur de volupté suicidaire, que je laisse conclure : Maupassant avait fait sien cet aphorisme de Schopenhauer que Cioran tenait pour décisif : "On peut considérer notre vie comme un épisode qui trouble inutilement la béatitude et le repos du néant."


par marco on the road
publié dans :
Voyages
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Réduire la Thaïlande aux seuls délices de la
fornication tarifée dont s'abreuvent les sociétés de contemporains serait bien malheureux tenant compte de tout ce que peut offrir ce pays enchanteur. Il est vrai que tout touriste est amené
à croiser de nombreux séducteurs, souvent âgés, en compagnie de femmes thaïes, souvent jeunes. Mais c'est là le résultat d'un déséquilibre financier mondial où l'homme occidental, le
falang en recherche d'une femme, répond à la demande sécuritaire de filles éduquées dans le seul but de le servir et d'assumer financièrement les vieux jours de leurs parents. Ecueil dû
à la démocratisation des voyages.
s buts du déplacement était donc de se faire une idée concrète quant à un
établissement dans le pays, pour gérer un restaurant ou une pension (appelée plus généralement une guesthouse). J'étais d'ailleurs accompagné en partie de Yuan, la tenancière du
Sinon, le










