De retour de mission à Naples

Publié le par marco on the road


Comme bien souvent, l'opinion publique est formatée par la presse quotidienne. Ainsi, le mythe d'un Naples croulant sous les poubelles s'évanouit lorsque l'on visite la ville. Sans vouloir l'occulter, rappelons que ce problème lancinant est présent depuis bien 14 ans. Laissons donc Berlusconi s'en occuper (cf. photo ci-dessus); en bon homme politique, il a fait des promesses...

Une erreur d'acheminement de mails nous aura conduits du
Giardino di Vigliano, exploitation agritouristique biologique de citrons où je croyais avoir réservé à tort une chambre, à l'Agriturismo Sant'Alfonso, sis à Furore, un vignoble habité autrefois par des moines et dont notre chaste séjour n'aura point trahi la jadis pureté. Les routes en serpent de la côte auront donc usé les gommes de la Vespa louée (notons que la responsable du point de location Jolly à Sorento avait quelque charme que son prochain mariage tuera). Quant à ceux qui doutent de l'ancienneté de la prostitution, un détour par le lupanar de Pompéi, la maison la plus visitée du site archéologique, finira par abattre leurs dernières illusions.

Quel souvenir garder de ce sympathique week-end passé à Naples ? Disons que la vie tumultueuse des rues de la capitale de la Campanie a rempli mes attentes mais que la beauté époustouflante de la côte amalfitaine gravera un souvenir bien plus féerique. Ainsi, comment ne pas être charmé par
Positano, Amalfi et Ravello, patrie du Lemoncello ?


Seul regret : ne pas avoir réussi à charmer ma partenaire de voyage dont je tairai toujours le nom (non, il ne s'agit pas de la fille devant les pouvelles qui, elle, est Napolitaine). Mais au moins nos silences ne furent-ils point pesants. Et j'avais la compagnie de Roland Jaccard, apôtre d'un nihilisme radical et amateur de volupté suicidaire, que je laisse conclure : Maupassant avait fait sien cet aphorisme de Schopenhauer que Cioran tenait pour décisif : "On peut considérer notre vie comme un épisode qui trouble inutilement la béatitude et le repos du néant."


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Publié dans Voyages

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B
Monsieur, auriez-vous pensé dès lors possible de coucher avec une Fribourgeoise dont le nom évoque la tragédie vaudoise et qui, comble de malheur, oeuvre dans le cadre d'un office AI.Ce double inconvénient ne pouvait que vous contenir à la réserve voire même à vous inviter à dormir dans une poubelle. La nuit n'aurait été que plus chaude.Rien ne vaut la solitude Monsieur, la perte de temps n'étant réservée qu'aux femmes puisqu'au final, et selon Lacan, elles n'existent pas. 
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