Ma vie avec Mozart
Ma vie avec Mozart
Eric-Emmanuel Schmitt
Mon classement : *(*) - Commentaire :
Cet échange musico-épistolier confine à l'intime.
Lu d'une traite à Fribourg, ce dimanche 23 avril 2006, avec Mozart en accompagnement musical, ayant plus particulièrement apprécié le morceau 11 du CD audio accompagnant le livre (concerto pour piano no 21, andante)
4e de couverture :
la moindre gavotte
quelque chose de probe
[...] des infirmières en galoches [...] les chariots chromés avec leur bimbeloterie
lorsque vaticine Bartolo
le chanteur peroxydé
son grand chambellan
distribue blâmes ou satisfecit
[...] une succession de grimaces et de mignardises empruntées
la prolixité
Si la mort s'avérait le sens de la vie, alors la vie n'avait plus de sens.
[...] je suis enfin devenu un homme, si l'on entend par là celui qui cesse d'aspirer à l'amour pour le faire.
Aux esprits confus, tout est confus. Aux esprits clairs, tout est clair : même ce qui leur échappe. Dès lors, plus une intelligence est lumineuse, plus elle peut appréhender le mystère.
Au cours d'une vie, chaque individu part en quête de son identité, parfois au milieu des autres; cependant lorsqu'il se trouve c'est en lui-même, pas à l'extérieur de lui.
[...] tu me fais ressentir combien il est bon pour deux hommes de s'admirer.
L'homme de foi murmure en souriant, seul le prédicateur incertain s'époumone sur une estrade.
"Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?" demandent les philosophes.
"Il y a !" répond la musique.
Et incarnatus est.
L'enfance ne s'aperçoit qu'une fois quittée.
Défaut de jeunesse, le savoir. La simplicité arrive ensuite.
Mon cher Mozart, la légèreté aérienne de tes notes avait alourdi les éphèbes et épaissi les sylphides [...]
Requiem ou prélude au silence... Personne n'entendra la messe que l'on jouera lors de ses funérailles.
[...] être heureux, ce n'est pas se protéger du malheur mais l'accepter.
[Mozart,] tu quittes la terre le 5 décembre 1791. Depuis, tu ne nous as plus jamais abandonnés.
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Eric-Emmanuel Schmitt
Mon classement : *(*) - Commentaire :
Cet échange musico-épistolier confine à l'intime.
Lu d'une traite à Fribourg, ce dimanche 23 avril 2006, avec Mozart en accompagnement musical, ayant plus particulièrement apprécié le morceau 11 du CD audio accompagnant le livre (concerto pour piano no 21, andante)
4e de couverture :
Un jour Mozart m'a envoyé une musique. Elle a changé ma vie. Depuis, je lui écris souvent. Quand ça lui chante, il me répond, toujours surprenant, toujours fulgurant.
Extraits et tournures appréciés :la moindre gavotte
quelque chose de probe
[...] des infirmières en galoches [...] les chariots chromés avec leur bimbeloterie
lorsque vaticine Bartolo
le chanteur peroxydé
son grand chambellan
distribue blâmes ou satisfecit
[...] une succession de grimaces et de mignardises empruntées
la prolixité
Si la mort s'avérait le sens de la vie, alors la vie n'avait plus de sens.
[...] je suis enfin devenu un homme, si l'on entend par là celui qui cesse d'aspirer à l'amour pour le faire.
Aux esprits confus, tout est confus. Aux esprits clairs, tout est clair : même ce qui leur échappe. Dès lors, plus une intelligence est lumineuse, plus elle peut appréhender le mystère.
Au cours d'une vie, chaque individu part en quête de son identité, parfois au milieu des autres; cependant lorsqu'il se trouve c'est en lui-même, pas à l'extérieur de lui.
[...] tu me fais ressentir combien il est bon pour deux hommes de s'admirer.
L'homme de foi murmure en souriant, seul le prédicateur incertain s'époumone sur une estrade.
"Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?" demandent les philosophes.
"Il y a !" répond la musique.
Et incarnatus est.
L'enfance ne s'aperçoit qu'une fois quittée.
Défaut de jeunesse, le savoir. La simplicité arrive ensuite.
Mon cher Mozart, la légèreté aérienne de tes notes avait alourdi les éphèbes et épaissi les sylphides [...]
Requiem ou prélude au silence... Personne n'entendra la messe que l'on jouera lors de ses funérailles.
[...] être heureux, ce n'est pas se protéger du malheur mais l'accepter.
[Mozart,] tu quittes la terre le 5 décembre 1791. Depuis, tu ne nous as plus jamais abandonnés.
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