Récit de lune
Récit de lune
Guo Songfen
Mon classement : * - Commentaire :

Guo Songfen
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La littérature chinoise est ma foi très attirante, malgré la trahison inéluctable de toute traduction. Guo Songfen, l'auteur taiwanais décédé, est un homme mais son récit est féminin, comme la lune, comme Wenhui que suit le narrateur, comme la trahison, dont sera victime Tiemin, l'amour de Wenhui.
4e de couverture :
4e de couverture :
Taiwan, années cinquante. Atteint de tuberculose, hanté par les souvenirs de la guerre et les bombardements américains, Tiemin est soigné avec un grand dévouement par Wenhui, sa jeune épouse. Une fois guéri, il se voit impliqué dans une tempête politique dont il tient sa femme à l'écart. Une insidieuse angoisse s'installe, qui vient s'immiscer dans leur relation. La conjonction fatale de la maladie, de l'engagement politique et de la jalousie les pousse alors aux implications les plus extrêmes.
Extraits et tournures appréciés :
La nature y est fort présente, aux abords de Taïpei, la capitale de Taiwan :
[...] le ciel pâlissait au chant des mésanges.
Au-dessus d'elle surgirent les étoiles, qui, une à une, s'accrochèrent au ciel lisse.
Le vent du soir se leva. Elle lui offrit ses joues brûlantes [...]
Des éclairs zébrèrent le ciel [...]
Leur existence nouvelle prenait racine dans le jardin potager.
[...] ils s'en retournaient en vélo, emportant avec eux la lumière de toute une journée.
L'écriture ciselée :
[...] il s'était déjà composé un visage grave [...]
[...] partir vers un ailleurs.
Et l'inéluctable affirmé :
Devant le miroir, elle tressaillit. Elle avait peine à se reconnaitre. Elle était trop jeune encore pour vieillir, mais une main invisible l'avait déjà agrippée et la tirait à elle.
Avec de terribles considérations sur la femme :
[...] les femmes sans enfants, tôt ou tard, se retiraient dans un petit coin obscur, oppressées par un sentiment de vide indicible.
[...] comme une femme qui vient de concevoir, le coeur rempli de joie, mais qui se garde de le révéler inconsidérément.
Peut-être que l'essentiel peut être résumé à ceci :
[...] un rythme qui répondait à une certaine idée de la vie, faite de sérénité et d'équilibre, mais aussi d'un espoir ardent.
Elle n'était parvenu à rien, tout lui échappait.
En guise de conclusion :
"Peut-être est-on toujours seul, dans la vie" se dit alors Wenhui pour la seconde fois.
J'y ai appris de nouveaux mots (dico) :
toujours un peu plus loquace
une porte à deux battants munies de jalousies
s'élançait vers le ciel à travers la bruine
le Dr Cai se montra aussi disert
d'un halo qui s'agrandissait lentement
le parfum d'huile de tung
une extrême déréliction
La nature y est fort présente, aux abords de Taïpei, la capitale de Taiwan :
[...] le ciel pâlissait au chant des mésanges.
Au-dessus d'elle surgirent les étoiles, qui, une à une, s'accrochèrent au ciel lisse.
Le vent du soir se leva. Elle lui offrit ses joues brûlantes [...]
Des éclairs zébrèrent le ciel [...]
Leur existence nouvelle prenait racine dans le jardin potager.
[...] ils s'en retournaient en vélo, emportant avec eux la lumière de toute une journée.
L'écriture ciselée :
[...] il s'était déjà composé un visage grave [...]
[...] partir vers un ailleurs.
Et l'inéluctable affirmé :
Devant le miroir, elle tressaillit. Elle avait peine à se reconnaitre. Elle était trop jeune encore pour vieillir, mais une main invisible l'avait déjà agrippée et la tirait à elle.
Avec de terribles considérations sur la femme :
[...] les femmes sans enfants, tôt ou tard, se retiraient dans un petit coin obscur, oppressées par un sentiment de vide indicible.
[...] comme une femme qui vient de concevoir, le coeur rempli de joie, mais qui se garde de le révéler inconsidérément.
Peut-être que l'essentiel peut être résumé à ceci :
[...] un rythme qui répondait à une certaine idée de la vie, faite de sérénité et d'équilibre, mais aussi d'un espoir ardent.
Elle n'était parvenu à rien, tout lui échappait.
En guise de conclusion :
"Peut-être est-on toujours seul, dans la vie" se dit alors Wenhui pour la seconde fois.
J'y ai appris de nouveaux mots (dico) :
toujours un peu plus loquace
une porte à deux battants munies de jalousies
s'élançait vers le ciel à travers la bruine
le Dr Cai se montra aussi disert
d'un halo qui s'agrandissait lentement
le parfum d'huile de tung
une extrême déréliction
Deux articles sur ce court roman traduit par la sinologue Marie Laureillard, celui du quotidien Le Temps et celui du journal Le Mague.
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